Allergies et sport : trouver un terrain d’entente

Le sport contre les allergies

De nombreux jeunes allergiques se privent d’activités sportives alors qu’il leur est recommandé d’en faire. Découvrez toutes nos pistes pour déjouer les pièges de l’ennemi sur son propre terrain…

Un mal à ne pas sousestimer

L’adolescence est une période d’identification à la tribu ou au groupe dans lequel on veut s’intégrer et dont on veut partager les codes. Le jeune qui souffre d’allergie est bien souvent restreint et freiné dans les activités de son âge, du fait de ses symptômes. Ainsi près d’un patient sur deux atteint de rhinite allergique, tout âge confondu, renonceraient à certaines activités sociales, sportives ou de loisirs à cause de leur pathologie. Ils sont également davantage sujets à l’anxiété, à la dépression ou au mal-être que les autres personnes de leur âge. Être allergique peut pourtant tout à fait se conjuguer avec une vie sociale « normale », notamment  en pratiquant une activité sportive adaptée !

Le sport comme remède

Le sport permet de mieux se connaître, de développer ses capacités physiques, d’apprendre à contrôler sa respiration, de diminuer son anxiété et d’améliorer sa confiance en soi. La pratique sportive aide également à lutter contre la négligence souvent observée chez les jeunes allergiques. En ce sens, la pratique d’une activité physique doit être largement encouragée chez les personnes souffrant d’une allergie. Plus la pratique sportive est régulière, plus les bénéfices seront importants. Peu d’activités physiques doivent être évitées par les allergiques pour autant qu’ils aient leur traitement sur eux, qu’ils en parlent à leur professeur de sport et qu’ils prennent certaines précautions.

Des précautions qui s'imposent

En extérieur comme à l’intérieur, donnez toujours la priorité à l’échauffement qui contribue à la maîtrise du souffle. Commencez par un exercice continu d’intensité modérée durant une quinzaine de minutes, qui sera suivi de brefs exercices de 15 à 30 secondes entrecoupés de repos. Et hydratez-vous !

– Dehors : dans le cadre d’une activité de plein air, veillez à la température. Évitez les brusques variations du mercure et protégez-vous en vous équipant d’un bonnet et d’une écharpe par temps froid. Attention aux pollens : pour ne pas subir les pollens émanant des arbres ou des pelouses au printemps, il apparaît logique de consulter les alertes polliniques et de choisir son heure de sortie, avant de pratiquer son activité en plein air. On peut également se protéger le nez avec un tissu ou des filtres à pollens et poussières, adaptés aux narines. Porter des filtres à pollen protège la muqueuse nasale des passionnés d’activités en pleine campagne car tout se complique lorsqu’un cycliste allergique aux graminées doit, pendant son entraînement ou sa course, traverser une zone à risque en plein pic pollinique. Au retour de votre activité de plein air : rincez soigneusement vos cheveux et mettez vos vêtements à la machine afin d’éliminer les pollens résiduels.

– Dedans : les allergiques aux acariens devront redoubler de vigilance lors de leurs activités en salle de sport. Pensez à la ventilation de la salle et à la concentration de poussière sur les tapis. En accord avec le personnel encadrant, veillez tout particulièrement à l’état des tapis pour éliminer les poussières et détruire les nids d’acariens ainsi qu’à l’aération de la salle.

– Dans l’eau : allez nager mais, si vous êtes allergique, équipez-vous de lunettes et de pince-nez. Préférez la piscine en plein air à la piscine couverte, ou choisissez une piscine préférentiellement décontaminée à l’ozone plutôt qu’au chlore. En cas de besoin, procédez à un lavage des sinus au sérum physiologique après la séance. En cas d’eczéma, pensez à utiliser une crème hydratante au sortir de l’eau.

– À cheval : compte tenu du caractère extrêmement volatil des allergènes de chevaux, les allergiques adeptes d’équitation éviteront toutes les activités de brossage dans le box qui exposent aux phanères de l’animal, aux moisissures et aux acariens. En cas d’asthme, n’oubliez pas votre traitement préventif.

– Dernier conseil : quel que soit votre hobby sportif, pensez toujours à faire évaluer votre niveau de gêne et de handicap par un spécialiste. En cas d’apparition de signe respiratoire ou d’aggravation, consultez votre médecin pour refaire le point.