La 1ère Conférence mondiale consacrée à la lutte contre le dopage tenue au siège du Comité International Olympique à Lausanne en février 1999 a abouti d’une part, à la création en novembre de la même année de l´Agence Mondiale Antidopage (AMA), fondation internationale de droit privé suisse qui regroupe les représentants du Mouvement Olympique et les représentants de gouvernements des cinq continents, d´autre part, au lancement de la rédaction par cette agence du premier Code Mondial Antidopage, lequel, dès ses versions provisoires, prévoyait la création d’organisations nationales antidopage.

Avant même que ne se tienne au Danemark, début mars 2003, la 2ème Conférence mondiale organisée cette fois par l’AMA et qui s’est traduite par l’approbation de la Déclaration de Copenhague contre le dopage dans le sport, ayant pour objet «  de formuler une entente politique et morale (…) afin de reconnaître le rôle de l’Agence mondiale antidopage (AMA) et de la soutenir ; d’appuyer le Code mondial antidopage adopté par le Conseil de fondation de l’AMA à l’occasion de cette conférence ; de soutenir la coopération intergouvernementale internationale pour ce qui est de promouvoir l’harmonisation des politiques et des pratiques antidopage dans le sport et d’appuyer un processus débouchant sur une convention (…) », S.A.S le Prince Rainier III, soucieux de reconnaître le rôle du Code en tant que texte fondamental de la lutte mondiale contre le dopage dans le sport, d’adapter les politiques publiques monégasques aux exigences de ce Code et d’appuyer le rôle de coordination, d’harmonisation et d’uniformisation des efforts antidopage en fonction de ce Code, a pris le 7 février 2003, l’Ordonnance Souveraine n° 15.656 instituant un Comité Monégasque Antidopage après que le Conseil de Gouvernement en eût délibéré dans sa séance du 8 janvier 2003.

De sa création à sa transformation en organisme de droit privé investi d’une mission d’intérêt général par l’effet de l’Ordonnance Souveraine n° 5.089 du 3 décembre 2014, le Comité Monégasque Antidopage était une structure de l’Etat présidée par le Conseiller de Gouvernement de l’Intérieur.

C’est ainsi que son premier président a été le préfet Philippe Deslandes qui, nommé Conseiller de Gouvernement pour l’Intérieur de la Principauté de Monaco par Ordonnance Souveraine n° 13.305 du 26 janvier 1998 a exercé ces fonctions jusqu’à la nomination de son successeur, M. Paul Masseron, préfet, qui a été nommé Conseiller de Gouvernement pour l’Intérieur par Ordonnance Souveraine n° 479 du 5 avril 2006.

M. Philippe Deslandes
Ancien Préfet - Ancien Conseiller de Gouvernement pour l’Intérieur (1998-2006)
M. Paul Masseron
Ancien préfet - Ancien Conseiller de Gouvernement pour l’Intérieur (2006 - 2015)

M. Deslandes, ayant eu la responsabilité de mettre en place le Comité et de mettre en œuvre la version 2003 du Code Mondial Antidopage et M. Masseron ayant eu la charge de mettre en œuvre la version 2009 de ce même Code et de préparer l’application de la version 2015 de ce Code, ils ont tous deux puissamment contribué à établir le cadre règlementaire monégasque de la lutte et de la prévention contre le dopage et à donner à l’institution ses premières lettres de noblesse en s’attachant à ce que, conformément à la volonté intangible de Leurs Altesses Sérénissimes le Prince Rainier III et le Prince Albert II, la Principauté de Monaco fasse figure d’exemple dans la lutte contre le fléau du dopage dans le sport.

Le Comité Monégasque Antidopage tient à leur rendre hommage pour leurs réalisations au service d’un sport propre, juste, équitable et intègre et entend inscrire son action dans le sillon qu’ils ont ainsi tracé.